Suivi patient kinésithérapie
Tablette Velleda ou suivi patient numérique : que choisir en kinésithérapie ?
La tablette Velleda et le programme papier restent les outils les plus répandus en cabinet. Ils sont rapides, gratuits et compris par tout le monde. Mais ils s'arrêtent à la porte du cabinet : dès que le patient rentre chez lui, le praticien perd le fil. Voici comment les deux approches se comparent au quotidien.
Ce que la tablette Velleda fait bien
Elle est immédiate : on dessine le mouvement pendant la séance, on l'efface, on recommence. Aucun temps d'apprentissage, aucun coût, aucune dépendance à un téléphone. Pour expliquer un geste sur le moment, c'est souvent l'outil le plus direct.
Là où elle atteint ses limites
- Rien n'est conservé : le bilan initial et le détail des séances réalisées vivent dans la tête du praticien.
- Le patient repart avec une photo ou une feuille, sans repère de dosage ni de progression.
- L'observance ne se mesure pas : elle se devine à la séance suivante, à l'oral.
- La douleur et la difficulté ressenties entre deux séances ne sont jamais tracées.
Comparatif point par point
| Critère | Tablette Velleda / papier | Suivi numérique |
|---|---|---|
| Rédaction du programme | Réécrit à la main à chaque séance, souvent en fin de journée | Programme prescrit en quelques clics et réutilisable |
| Charge mentale du praticien | Le praticien doit se souvenir du bilan et des séances précédentes | Le dossier garde le bilan initial et le détail des séances réalisées |
| Autonomie du patient entre les séances | Feuille papier photographiée, souvent perdue ou mal comprise | Programme consultable sur le téléphone, avec le détail de chaque exercice |
| Suivi de l'observance | Déclaratif, à l'oral, au début de la séance suivante | Exercices réalisés, douleur et difficulté ressenties, remontés au fil de l'eau |
| Coût et simplicité de mise en route | Immédiat, quasi gratuit, aucune prise en main | Abonnement mensuel et court temps d'appropriation |
| Patients peu à l'aise avec les écrans | Fonctionne pour tout le monde | Mode « kiné only » : le praticien suit le patient sans smartphone côté patient |
Réduire la charge mentale, pas ajouter un outil
Le vrai enjeu n'est pas de remplacer un support par un autre, mais de ne plus avoir à tout retenir. Avec un suivi numérique, le programme prescrit, le bilan initial et le détail des séances restent au même endroit : le praticien retrouve le contexte en ouvrant le dossier, sans reconstituer l'historique de mémoire.
Rendre le patient autonome entre les séances
Côté patient, le programme est disponible sur son téléphone, avec le détail de chaque exercice. Il renseigne la douleur et la difficulté ressenties, et ces retours remontent au praticien : l'ajustement se fait sur des éléments observés, pas sur un souvenir approximatif. Pour les patients peu à l'aise avec les écrans, le mode « kiné only » permet de garder le suivi côté praticien uniquement.
Comment choisir
Gardez la Velleda pour expliquer un geste pendant la séance : rien n'est plus rapide. Passez au numérique dès que la question devient « qu'a-t-il vraiment fait depuis la dernière fois ? ». Les deux approches ne s'opposent pas, elles couvrent deux moments différents du parcours de soin.
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